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Monuments de Nantes

Nantes est une ville possédant un riche patrimoine. A ce titre, la cité nantaise compte plusieurs bâtiments, monuments et autres curisosités qui lui sont propres.

le Belem

Le Belem est le dernier trois-mâts français à quai. Il est souvent amarré dans le port de Nantes ou de Brest.
Mis à l’eau à Nantes, le 10 juin 1896, le Belem est affecté à la flotte des “Antillais”, pour le transport de cacao dans les Îles et en Amérique du Sud. C’est l’expansion des bateaux à vapeur, plus fiables, qui rend le Belem obsolète. Il se retire du commerce en 1914, et est racheté par le Duc de Westminster.
Celui-ci va remanier son intérieur et l’aménager pour du yachting. Il sera ensuite racheté par Sir Guiness comme navire de croisière, puis par un vénitien pour la fondation Cini. En 1972, les carabiniers en prennent possession comme navire-école, et vont le remotoriser. Pour une lire symbolique, les militaires le cèdent à nouveau à Venise, où il sera mis en vente. C’est par hasard que le Docteur Gosse, un passionné, va le racheter et le ramener dans son pays d’origine, grâce au soutien d’une grande banque française. Il arrive enfin dans la rade de Brest en 1979.

Aujourd’hui propriété de la fondation Belem, le navire prend à son bord des stagiaires pour leur faire découvrir la navigation traditionnelle. Il est classé monument historique depuis 1984.

la Biscuiterie Nantaise

La Biscuiterie Nantaise fut créée en 1896, dans le but de concurrencer la fabrique L.U. à Nantes. Malgré quelques incidents, la Maison B.N. connait un bon chiffre d’affaire jusqu’à la première guerre mondiale. Pendant la guerre, l’usine est réquisitionnée et fabrique du pain de guerre pour les soldats. C’est à ce moment que l’armée américaine signe d’importants contrats avec la Biscuiterie Nantaise. Puis, en 1922, B.N. lance son produit phare, le casse-croûte, et s’installe dans la durée. Sa modernisation et la sortie d’un nouveau produit, le choco-BN, augmente sa formidable notoriété. B.N. est racheté en 1968 par le groupe américain General Mills, puis en 1992 par Pepsico, et enfin par United Biscuits en 1997.
C’est dans les années 90 que BN se diversifie dans l’alimentaire salé, et offre une nouvelle jeunesse au choco-BN ave le “BN-sourire” !

la Cathédrale Saint-Pierre et Saint-Paul

La Cathédrale de Nantes, de style gothique, fut baptisée en l’honneur des Saints Paul et Pierre. Sa construction débuta en 1434 sous l’impulsion du Duc de Bretagne Jean V, à la place de l’ancienne cathédrale romane, et n’aboutit que 457 ans plus tard, en 1891 ! Néanmoins, l’ouvrage tant intérieur qu’extérieur est à la hauteur du délai. La cathédrale abrite depuis les tombeaux de François II et de Marguerite de Foix, parents d’Anne de Bretagne.
En janvier 1972, un incendie ravagea la toiture du batiment, suite à quoi un imposant chantier de rénovation fut ouvert. La façade, aujourd’hui en matériau calcaire beaucoup plus clair, fait face à la Place Saint Pierre...

le Château des Ducs de Bretagne

Ce château fut la principale résidence des Ducs de Bretagne, du XIIIè au XVè siècle. C’est notamment la duchesse Anne de Bretagne, reine de France par la suite, qui y passa toute son enfance. On lui devra plus tard l’union définitive de la Bretagne à la France. Le château a également accueilli Henri IV en 1598, pour la signature de l’Edit de Nantes.
C’est aujourd’hui un musée dédié à l’histoire de Nantes, et un magnifique témoignage du patrimoine régional, récemment restauré pour le plaisir de ses visiteurs.

Classé monument historique depuis 1862.

la Colonne Louis XVI

Cette colonne se dresse au milieu de la place Maréchal Foch. A son sommet se trouve la statut du Roi Louis XVI, dont il ne reste que quatre représentations sculptées en France. Elle fut construite en 1790 et mesure 28 mètres de haut.
En raison de la présence de la colonne, les nantais nomment souvent cette place, la place Louis XVI.

la Cité radieuse le Corbusier

Construite à Rezé de 1953 à 1955, cet immeuble est l’oeuvre de l’architecte suisse connu sous le nom de Le Corbusier. C’est le parfait exemple de sa solution urbaine aux problèmes de logement d’après guerre : l’Unité d’habitation. Cette structure, copie d’une première de ses versions à Marseille, est censée être un ensemble de résidences, les appartements, qui forment une cité verticale aux rues intérieures...
Avec le recul, la Cité radieuse est une belle démonstration de coopérativité urbaine, fortement plébiscitée par ses habitants.

le Dôme L.U.

La Tour L.U. ou Dôme L.U. est, avec la salle du Lieu Unique, le seul vestige de l’imposante biscuiterie Lefèvre-Utile.

Vers le milieu du XIXè siècle, Jean Romain Lefèvre s’installe comme patissier à Nantes, avec des pratiques empruntées à la Lorraine et à l’Angleterre. Son biscuit acquiert rapidement une renommée dans la région, mais c’est grâce à son mariage avec Pauline-Isabelle Utile que la Maison Lefèvre-Utile voit le jour... Profitant de l’industrialisation, c’est leur fils Louis Lefèvre-Utile qui va faire construire une grande manufacture de biscuits dans le quartier Baco, avec le produit phare de la Maison : le Petit Beurre, créé en 1886. L.U. investit dans la publicité en faisant appel à plusieurs peintres, qui réaliseront entre autres le célèbre “Petit Ecolier”.
Au début du XXè siècle, L.U. connait son apogée malgré la présence de son concurrent, la Biscuiterie Nantaise ; l’exposition universelle de 1900 à Paris récompense la Maison L.U. par le prix de la biscuiterie française, puis la fabrique sort de nouveaux produits, dont la Paille d’Or, jusqu’à proposer une variété de 200 biscuits.
En 1909, la biscuiterie L.U. devient la plus belle de Nantes avec la construction de ses deux tours. Pendant de nombreuses années, la modernisation et le savoir-faire de la Maison L.U. vont leur permettre d’assurer leur popularité, même pendant la guerre. C’est en 1957 qu’est dessiné le fameux logo qui, de nos jours encore, orne l’usine et les paquets de biscuits. S’ensuivent de nombreuses globalisations de groupes, et L.U. est repris par Céraliment, puis Céraliment par Général Biscuit. Ce groupe belge décide de construire une usine à la Haye-Fouassière et d’y transférer la production. Dans les années 90, Général Biscuit est racheté par BSN qui deviendra Danone, tandis que les biscuits Belin, Vandamme, et Heudebert passent sous la marque LU du groupe international.

Lors de la fermeture de l’usine L.U. à Nantes, dans les années 70, les deux tours furent détruites. Celle de gauche fut restaurée en 1998, d’après des archives appartenant à la famille Lefèvre-Utile. On peut aujourd’hui visiter la tour et admirer Nantes depuis une plateforme nommée le “Gyrorama”.
Le reste de la biscuiterie a été recyclé en centre culturel appelé Lieu Unique, dans lequel on retrouve les initiales de la manufacture.

la Grue Titan

Les chantiers navals de Nantes n’auraient pas été très productifs sans la présence des gigantesques grues à lourdes charges. Vestiges de la construction maritime et du transport de denrées par le port de Nantes, ces massifs engins ont été nommés les Grues Titans. Elles sont aujourd’hui au nombre de deux, une jaune et une grise, et sont toujours visibles au MIN, une au niveau des Nefs, et une à l’extrême ouest de l’Île de Nantes.
A chaque fin d’année, la tête de la Grue Titan revêt son éclairage de fêtes ; tout nantais peut y lire un lumineux “BONNE ANNEE” !

le Maillé-Brezé

Autrefois escorteur d’escadre, ce fier cuirassé de la marine fait aujourd’hui office de musée naval.

la Maison de Jules Verne

L’un des plus grands écrivains de tous les temps est un nantais ! Jules Verne est en effet né le 8 février 1828 à Nantes et passa son enfance dans le quartier de l’Île Feydeau. Après des études de philosophie et de droit, à Nantes et à Paris, il écrit pour le théatre, mais se tourne rapidement vers l’aventure. Tout en continuant d’écrire, il épouse une femme d’Amiens, avec qui il aura un enfant, et part vivre dans cette ville.
Jules Verne, doué d’une imagination débordante, se consacre à la science-fiction et à l’aventure. Il sera l’auteur de nombreux romans d’anticipation, ce qui lui vaut le statut de visionnaire. L’avenir dira qu’il était effectivement très en avance, puisque la plupart de ces aventures, racontées à la fin du XIXè siècle, se réaliseront au XXè siècle (”20 000 lieues sous les mers“, “De la Terre à la Lune“).
Il finit sa vie à Amiens et meurt du diabète le 24 mars 1905, à l’âge de 77 ans.

Originaire de Nantes, la ville lui a consacré un musée sur la Butte Sainte-Anne, la Maison de Jules Verne.

le Monument aux 50 Otages

Le Cours des 50 Otages est une des principales artères de Nantes, située à l’endroit où se tenait l’ancien cours de l’Erdre qui fut comblé et dévié, pour désormais passer par un tunnel et rejoindre le canal Saint-Félix.
Les travaux de comblement débutèrent en 1929 sous la direction de l’ingénieur Karl Hotz. Ce dernier revint à Nantes en 1940, en tant que “feldkommandant” des forces d’occupation. Il fut assassiné le 20 octobre 1941 par trois jeunes résistants communistes. En représailles, 48 otages incarcérés pour faits de résistance à Paris, Nantes et Châteaubriant, furent fusillés par les autorités allemandes.

Le 20 octobre 1944, à la Libération, le conseil municipal de Nantes renomme la rue du Roi-Albert, Cours des 50 Otages, en souvenir de cet événement de la Résistance. Le 14 janvier 1945, la ville de Nantes reçoit du Général de Gaulle la Croix de l’Ordre de la Libération, et il élève la cité au rang de Compagnon de la Libération.
A la mémoire de ces fusillés, un Monument aux 50 Otages se dresse aujourd’hui au bout du Cours des 50 Otages, sur le bord de l’Erdre...

le Palais de la Bourse

Erigé entre la Place du Commerce et la place de la Bourse, cet imposant batiment a accueilli la Bourse, et plus récemment l’Office du Tourisme nantais, et la FNAC.

le Passage Pommeraye

Le Passage Pommeraye est l’oeuvre de deux architectes et d’un notaire nantais, Louis Pommeraye, qui y a consacré sa fortune entière. Inauguré en 1843, le passage fut baptisé en l’honneur de cet homme !
Le Passage Pommeraye relie la rue de la Fosse à la rue Santeuil, et permet ainsi de faire la jonction entre la Place du Commerce et la place Graslin, via Crébillon. Elle se dispose sur 3 étages pour 9 mètres de dénivelé. C’est aujourd’hui une célèbre galerie marchande qui compte de nombreux magasins comme “Nature et découvertes”.

Classé monument historique depuis 1976.

la Tour Bretagne

La Tour Bretagne est le symbole incontestable de la cité nantaise. Culminant à 144 mètres, cette tour de 32 étages fut construite en 1976 par l’architecte Devorsine, suite à une volonté du maire de l’époque. Elle est le deuxième plus haut building en province française, après celui du Crédit Lyonnais, à Lyon.
Cependant, le but premier de la Tour, à savoir être la puissante incarnation de l’économie de la métropole, fut un échec ; les nantais la dénigrèrent, les commerçants ne voulurent pas l’investir, le restaurant au sommet dut fermer, et la terrasse fut entachée de suicides... La mairie prit donc la décision d’y installer ses administrations. En plus des bureaux, les sept premiers étages ont été amenégés en parking automobile.
C’est aujourd’hui une fierté du paysage nantais.

le Tripode

le Tripode est un immeuble de 70 mètres pour 18 étages, en forme d’étoile à trois branches, d’où son nom. Il fut construit en 1972 dans le quartier de l’Île de Nantes, afin d’héberger des bureaux pour l’Etat. Il fut fermé en 1990 à cause de la présence d’amiante dans la structure, puis désamianté avant d’être spectaculairement démoli par implosion le 27 février 2005...


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