| Pass' perdu ?
Inscription | 38730 membres

VODAN

Inscription : 14 Aout 2008

3 pops | 17 boosties


En devenant bOOster, vous pourrez envoyer un message privé à VODAN !

Présentation

ONDES
L’onde solitaire/S’abîme contre le roc/Doucereuse, écartelée/Comme la peau d’un bébé phoque...
L’onde familière/Me poursuit en crescendo/Chemine en spirales/Et atteint le bas de mon dos...
L’onde cavalière/S’enfuit au galop/Slalome entre les bruyères/Et les ajoncs alcooliques...
L’onde tuméfiée/Serpente sur l’humus/Se groguit d’effroi/Et apaise mon phallus...
L’onde turgescente/Pointe sa courbe vers le désir/M’éclabousse, insolente/Et me conduit à vomir...
L’onde délétère/Prisonnière sous la glace/Se brise en l’enfer/Et résonne en cris fugaces...

************************************************************************************

Grand-mère, j'ai vos dents... mais où ? Peut-être par ici mon p'tit : http://vodan.over-blog.fr/

*******************************************************************************

DEVINETTE D'OUVERTURE :
- au 1er mai 2008, je pesais 1,5 kilos (au bas mot) ;
- je concerne près de 17 millions de personnes dans ce pays, à qui j’assure une protection minimale ;
- j’ai été plus fluet par le passé, mais à l’époque, ça dérogeait moins sévèrement ;
- je suis à présent « épais » mais fortement menacé;
- on n'imagine même pas tout ce que je contiens ;
- y en a qui justement voudraient me faire subir une cure d'amaigrissement brutale, me vider de ma substantifique moelle, de ma raison d'être ;
- pour beaucoup de gens, j'existe, je suis présent tous les jours, je m'applique (ou pas) sans même qu'ils soient au courant ;
Qui suis-je ???  Code sève zeucouine !!!

***********************************************************************************

Parlant de dégâts des os, j'ai coutume de dire que le baobabacool n'est pas nécessairement céligrabataire. Voir...

J'aime la musique, bien sûr, surtout lorsqu'elle titille fortement les tympans (cornemuses toutes espèces, j'en suis absolument fan), mais aussi la guitare, le ukulele, les différentes sortes de flutiaux, et tutti quanti. Appétence pour les musiques dites "traditionnelles" en tous genres. Je joue de temps en temps en sessions irlandaises, je chante chez moi accompagné de mon ukulele ou de ma guitare, j'essaie de mettre en musique certains de mes textes, et réciproquement.
Tout le reste est accessoire, ou presque ! J'aime la justice sociale et la solidarité, la mélancolie et la tendresse.

**********************************************************************************

Mon rêve dans la vie ? Réaliser une hybridation parfaite de Pierre BOURDIEU et de Jean-Claude DUSSE, juste pour voir à quoi ça pourrait ressembler ! Une sorte de Jean-Claude BOURDIUSSE ???

"Il restait interdit comme on enfouit son lièvre, comme on enTerre son laPin" (V. Métavi, Préliminaires des "Moments tannés, instants tannés").

***********************************************************************************

"Le panier à salade est le pire ennemi du gangsteropode... Elle s’en allait, quotidiennement, gaver le mâle faisan. C’était au temps de la grippe aviaire ... Elle m’avait dit de bien fermer la porte en partant et surtout de ne pas oublier de ranger le chat dans le frigo. Son fameux chat, « Terre Tonne ». En rentrant, elle découvrirait le petit félin scotché par le froid. C’était là le seul moyen qu’elle avait trouvé pour mettre fin à ses interminables crises de chaleur". (V. Métavi, "Moments tannés, instants tannés").

************************************************************************************

Professionnellement, je suis "trader", un poète de la finance en somme (non, bien sûr, je blague). Boursicoti, boursicota ! J'aime beaucoup jouer avec l'économie, parce que quand on souffle dedans, ça fait des bulles ! Quand les bulles finissent par exploser, c'est très rigolo, ça fout bien la merde. Les banquiers sont sympas, je trouve (les routiers, non).

************************************************************************************

"LECTURE
A la bibliothèque. Je trouve que ça sent le vieux, le renfermé. On ne pourrait pas ouvrir les fenêtres pour aérer un peu ? Ils disent que c’est normal, l’odeur. Les livres ont cette odeur. Y a des mites quelque part ? Des rats ? Des blattes ? Faut voir. J’en vois pas, j’ai beau regarder. La poussière, dessus, partout. Plein de poussière. Des mycoses aussi, je présume. La bibliothèque est une champignonnière. On y conserve les bactéries, on les laisse faire le sale boulot. C’est ça qui pue. Ils peuvent toujours tout plastifier, ça puera toujours. Le savoir pue. C’est con à dire. Plus le savoir est ancien, plus il est claquemuré, plus il sent le rance". (V. Métavi, "Moments tannés, instants tannés").

"LE PARC
Vitement, il hâpit ses chaosses. Il courut autour du parc à plains pieds déliés pour évacuer la tension, essorer son corps en suées dégoulinantes. La passion le rendait fou. Il ne tenait plus en place. Tout cela lui faisait mal. Des grenouilles obèses et adipeuses, benaises d’être affalées sur les nénuphars à siroter l’étang toute la journée, l’avaient vu ainsi". (V. Métavi, "Moments tannés, instants tannés").

************************************************************************************

KONDRATIEFF MUSICIEN

Ondes longues qui se poursuivent en vibrato...
Bohom... bohom... bohom...

Plutôt que de se pendre à ma corde de fort tyran
Elle a préféré porter à ma bouche son corps de chasse

Tak... tak... tak...
Ondes courtes qui s'interrompent en staccato...

(V. Métavi)

MÉTEMPSYCHOSE RELATIVE

En rêve, je voulais atteindre ces rives de mélancolie, en brasse coulée.
J’empruntais cette rivière dont le lit n’était pas fait pour dormir ensemble quand soudain,
En son milieu, j’ai bu la tasse.

Il est des corps où l’on peut se noyer, je crois.
Des corps qui rendent fou. Le sien est de ceux-là.
Qu’il est beau cet acte, sublime, où les corps s’enflamment puis agonisent.
Qu’il est vivifiant de plonger dans ces entrelacs satinés où les corps s’écument, abandonnés.

Son sexe donne à écrire, à boire et à embrasser, même lorsqu’on ne le connaît pas.
Surtout lorsqu’on ne le connaît pas.

*************************************

En rêve, j’étais une tige bleue inerte,
Un corps filandreux solide comme une liane
Que contorsionnait pourtant un vent d’haleine marécageuse,
S’accrochant aux racines ténébreuses auxquelles tenait.

En rêve, j’étais un ver luisant boursouflé,
Un mollasson souffreteux indigne d’exister
Qui fondait sous la chaleur torride d’un crachin volcanique, finissant liquide,
S’insinuant coulant par les pores de la glaise sulfatée dont se nourrissait.

En rêve, j’étais un clou rouillé bien droit
Qu’elle avait oublié au fond d’un seau,
Presque intact de n’avoir jamais été martelé,
S’ennuyant vraiment de n’avoir trou où se loger.

En rêve, j’étais une plage de galets noirs,
Un non lieu peuplé de vides et d’absences
Où le seul être à s’y poser fut cette plume évadée tatillonne,
Bientôt fossilisée.

En rêve, j’étais un grain de blé sauvage,
Une quantité négligeable dont on ne ferait pas de pain,
Une miette oblongue se voulant houblon,
Juste avant d’être mise en bière, quand son jour vient.

En rêve, j’étais un étang glauque
Croupissant au fond d’un trou
Qu’aucun batracien ne daignait habiter
Ni même visiter parce que, naturellement, il puait la mort.

En rêve, j’étais un cheveu blanc esseulé,
Un intrus signifiant planté au sommet d’une carcasse majestueuse qui avait vécu
Dont la chair molle résonne encore d’avoir été trop tendre quand il ne l’aurait pas fallu.

(V.Métavi)

"Elle prit peut-être ce jour-là la plus belle de ses plûmes. Ardente, en oiseau-scribe, appuyée contre le rebord du nid, pliée de la douleur de celle qui cherche à accoucher ce qu’il faut dire. Le mot juste. Le mot qui apaise. Ou bien celui qui tue. * Le cahier était posé comme une fleur séchée sur la table du salon. Entreposé tant d’années durant dans le grenier familial, il avait pris cette teinte grisâtre des souvenirs enfants. La poussière s’était incrustée dans les trous du cahier ; quoique avec beaucoup de finesse, les mites en avaient littéralement excavées les pages, massacrant l’ouvrage de leurs minuscules sillons." (V. Métavi, "J'ai tellement cru en toi... que tu ne pouvais que me décevoir").

"Changer de vie. Elle était la femme de ma vie, c'est pour cela que je l'ai quittée" (V.M.).

"A PEINES
La mémoire cimente les peines en métaphores bétonnières. Elle gifle stridente la conscience qui flageole et cherche à se dissimuler à elle-même, sous les apparences de sa propre ruine, ce qu’elle est fondamentalement. Le souvenir ravive ce qui a été recouvert de chaux et veut être oublié. Il s’introduit pourtant en rêve, par effraction. Il leste lourdement la volonté oublieuse de ces actes que l’on ne pourra jamais effacer et qui demandent à être pardonnés. L’amour remplit le vide laissé par l’architecte sur le plan primitif de la vie. Il prétend colmater les plaies, souder les gerçures de l’âme. Il désaltère peut-être ce corps malmené. Il sublime les peurs tapies dans la psyché qui refont surface à la moindre occasion et se souviennent du bon plaisir de la douleur. Le destin, lui, n’oublie jamais de se rappeler au Réel. On peut fuir son passé, jamais son avenir. On peut imaginer, à peines, poser de nouvelles fondations. La première pierre s’effondre sous le poids du présent, pesant d’être accumulé. La peur dévore la pierre, grain par grain. Il n’y a plus de lieu où se cacher. Il n’y a plus d’espaces indemnes où se construire. Tout n’est qu’un vaste champ de ruines. Aphrodite y gît, ensevelie" (V. Métavi, idem).

"FUMANT-BITUMISME. Et au milieu cuit un gigot" (V.M., idem).

"VIVRE OU BATIR
J’habite une île en bordure de la ville. Cerclée de ponts tendus sur des bras étoilés aux pieds desquels gisent, anonymes, quelques ouvriers, soldats inconnus du labeur. La Loire est leur cimetière. Une plaque est vissée, là, sur la rambarde carcérale de l’un des ponts. Comme un hommage discret et tardif. On a meurtri la chair, congédié la présence, récusé la voix de ceux que l’on honore à présent. Et l’on poursuit de même la meurtrissure des corps. Les voiles sont hissés, à banches déployées. Les soldats de la construction portent casques. C’est la guerre foncière dont ils sont les pions. On aide la pierre quand trois d’entre eux tombent chaque jour. On dissimule les corps. Surtout de rien dire. Ainsi, tout est gérable et digérable. On fait festin, on fait profit de l’insoutenable. Mais la ville est couverte de bleus. Elle prend des coups chaque jour. Il faut voir haut pour apercevoir les grues qui la balafrent, pour entendre la fourmilière bruyante des ces mains laborieuses. Les vautours s’entredéchirent pour le plus petit espace, pour la moindre parcelle, liquidant leur adversaire. Truelles et masses résonnent au contact du béton. Tout est désaccordé, comme une symphonie sauvage. Le chef d’orchestre est là, en surplomb, maître d’ouvrage fermant les yeux sur le noir trafic qui se joue. Quelques visages burinés, galeux, encrassés reviennent pourtant en rêve, la nuit, alors que la ville s’endort et s’éteint" (V.M., idem).


Ses gouts

Musique

Erik Marchand, Les Frères Joubran, Danyèl Waro, Mercedes Peon, Ana Alcailde, Cristina Branco, Mukta, Anoushka Shankar, Hadouk Trio, Nusrat Fateh Ali Khan, Thierry Robin, A Filetta, Vodan Métavi ...

D'une manière générale L'Internationale plutôt que La Marseillaise (merde, je risque de tomber sous le coup du délit d'outrage à l'hymne national...)

Cinéma

Ben à peu près tous les Ken LOACH, les films de Jean-Michel CARRE, de Laurent CANTET, ce genre de films, quoi

Litterature

"La langue des papillons" et "Le crayon du charpentier" de Manuel RIVAS, "Les vivants et les morts" de Gérard MORDILLAT, entre autres

Fréquentations

Etablissements scolaires

Je ne suis plus à l'école !
(En vérité, je le confesse, j'ai fait socio, mais je me suis soigné depuis).

Club sportifs

Ma pratique sportive est des plus réduites...
Côté sport banal :
- Nage libre, option tétard
- "If I can't dance, it's not my revolution !"
- Flûte décathlonienne
- Lancé de miettes
- Effeuillage de violette
- Dépiautage d'escargots, c'est la Fête du Luma ! Stricto sangsue !

Côté sport de combat, je pratique en individuel la sociologie, et côté sport de combat collectif, le syndicalisme et la lutte de classes

Interventions

Apprenez à connaitre VODAN à travers ses opinions !

Posts Forum Boosters


Ce qu'on pense de lui

Fiche consultée 554 fois

Derniers avis :

un effort d'imagination...

Tes intermèdes jeune homme, ne sont q'"Amen" dans le vent. Qui te porteras loin de moij, quand devant le vide tu resteras. Le boost est chronophage, le temps file comme un coton. Ceci n'est pas une solliciation, ceci est probablement une conclusion. Les femmes dehors, seront râvies par tes mots. Probablement.

Pasanaa, le 20 Nov 2008 à 19:08

Le même com. pour 2 nanas differentes

Le mou mulot m’arrache un sourire, le tendre bulot édenté un fou rire, cependant que la musaraigne choit de son trône, comme une gousse amère.

faut savoir varier les plaisirs

cokelicots, le 20 Nov 2008 à 12:49

Si vous etes déja booster, il suffit de vous connecter. Sinon inscrivez vous, c'est rapide et gratuit !


Qui est en ligne ?


© www.lebOOst.com 2004-2008 | Le guide pour sortir à Nantes et en Loire Atlantique 44 | Contact | bOOsted by Delapouite